Crise économique, sociale, environnementale… Chaque jour l’actualité nous met face à un monde en mutation où la recherche de solutions pour le bien commun est une nécessité. Ces dernières années ont été marquées par la reconnaissance des entreprises sociales.

 

Qu’elles soient ASBL, fondations, coopératives, entreprises d’insertion, elles construisent de nouveaux modèles sans que la recherche de profit soit le but unique. Elles ont pour objectif principal de créer de la valeur sociale plutôt que de générer du profit, ainsi leurs performances ne se jugent pas (que) sur leurs résultats financiers, mais à travers leur impact sociétal ou environnemental.

 

Une double rentabilité, sociale et financière

Plusieurs facteurs expliquent ce nouveau paradigme auquel tout le monde s’intéresse -l’OCDE, la Banque Mondiale, les plus grandes comme les plus petites entreprises. Premièrement les entreprises classiques sont obligées d’inclure la responsabilité sociétale des entreprises dans leur management. En parallèle les ressources publiques sont de plus en plus attribuées en fonction des réalisations et des performances d’un projet. L’attention est d’abord portée sur les résultats, non uniquement financiers et quantitatifs mais qualitatifs. La notion d’impact social est dès lors utilisée pour attester des performances des organisations capables de générer un impact positif sur notre société, notre quartier à petite échelle ou notre planète entière. De plus, ces évolutions sont renforcées par le développement de l’investissement à impact, ou impact investing, qui vise la création d’impact positif avec une double rentabilité, sociale et financière.

 

Dans la même mouvance, il y a de plus en plus de citoyens qui votent. Non pas avec un bulletin, lors d’une élection, mais au quotidien, en faisant des choix de consommation. C’est ainsi que le secteur de l’agriculture bio prend de l’essor, ou que les concepts de slow-food, de slow-fashion ou de mobilité douce grandissent. L’économie circulaire en est un bon exemple: c’est un concept économique dont l’objectif est de produire des biens, des services, tout en limitant le gaspillage et la consommation des matières premières de l’eau et des sources d’énergie. Cela nous demande de repenser nos modes de production et de consommation. Pour rappel, l’an dernier, le 1er août était la date où «nous avons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber», annonçait WWF.

 

Changer les habitudes

En Belgique, beaucoup d’acteurs ont compris qu’il faut changer les habitudes et conduisent leurs activités en s’engageant dans une démarche d’amélioration positive constante. Ils sont nombreux à s’employer à accompagner les évolutions sociales en matière d’emploi d’éducation, de lien social, de lutte contre la pauvreté, de représentation citoyenne, de financement alternatif, de santé… etc. On peut citer l’exemple de färm, qui crée un système vertueux «de la fourche à la fourchette» à travers son accompagnement des producteurs agricoles belges et sa chaîne de magasins de proximité. Dans le même sens, Lili Bulk, lauréate du prix BeCircular, qui instaure un système de consignes et de recettes bios et locales ou Little Green Box qui amène ces produits jusqu’à nous sont de belles entreprises à suivre.

 

Parce que les challenges auxquels fait face l’humanité ne peuvent qu’être résolus en mettant l’impact au cœur de toute démarche, il est important de mesurer l’impact que nous créons nous-même et de savoir s’il tend plus vers le positif ou le négatif. Contribuer à l’essor des ASBLs, des coopératives, des entreprises sociales, par exemple en tant que bénévole, ou investisseur permet déjà d’équilibrer la balance. Notre façon de consommer ou de bouger aussi. Au quotidien, notre impact individuel peut ainsi effectivement être mesuré: des apps comme ForGood ou YouMeal peuvent nous y aider. LITA.co organise justement des événements dédiés à l’impact qui présenteront ces méthodes et des innovations 100% belges en la matière, le 22 mai à Anvers et le 24 juin à Bruxelles, dans le cadre d’Impact Now (www.impactnow.be). Contribuons au changement social en créant de la valeur pour tous, et faisons de l’impact notre boussole vers un monde plus vertueux.

 

Article publié originalement sur metro.be le 12 mai 2019. Auteur : metro.