Pendant longtemps, le rapport RSE a été perçu comme une simple photographie de la
situation d’une entreprise à un instant donné. Un score, quelques indicateurs, des résultats
parfois encourageants, parfois moins.
Mais après la restitution du rapport, une question revenait régulièrement : « Et maintenant
? »
C’est précisément pour répondre à cette question que nous faisons évoluer le rapport RSE
ISO 26 000 d’abCSR.
Notre objectif est simple : permettre aux cabinets d’expertise comptable de transformer
naturellement la restitution d’un rapport RSE en véritable mission d’accompagnement.
Les principaux freins au développement d’une offre RSE dans les cabinets
Lors de nos échanges avec les experts-comptables, trois freins reviennent systématiquement :
- Trouver le temps pour structurer une offre RSE
- Générer de la demande auprès des clients
- Définir un modèle économique rentable
Ces préoccupations sont légitimes.
La RSE est souvent perçue comme un sujet complexe nécessitant des compétences spécifiques, des ressources dédiées et des investissements importants.
Pourtant, les attentes des entreprises sont bien réelles.
Les dirigeants sont confrontés à de nouveaux enjeux : attractivité des talents, performance sociale, maîtrise des risques, exigences des donneurs d’ordre, attentes des banques et des investisseurs.
Les cabinets disposent déjà d’un avantage concurrentiel majeur : leur proximité avec les dirigeants et leur rôle historique de tiers de confiance.
Encore faut-il disposer d’un support permettant de structurer cette démarche de conseil.
C’est précisément la vocation du nouveau rapport RSE ISO 26 000.

Trois évolutions majeures pour créer davantage de valeur
1. Des commentaires personnalisés sur les enjeux de l’entreprise et les performances RSE
Un indicateur seul ne suffit pas.
Pour être utile au dirigeant, il doit être expliqué, contextualisé et mis en perspective.
Le nouveau rapport permet désormais d’intégrer des commentaires personnalisés sur :
- les enjeux prioritaires de l’entreprise ;
- les résultats obtenus ;
- les axes de progrès identifiés ;
- les risques et opportunités associés.
Le cabinet peut ainsi apporter une véritable analyse et démontrer sa valeur ajoutée au-delà de la simple production du rapport.
2. La valorisation des actions RSE déjà engagées
Un retour que nous entendions régulièrement concernait la perception du score RSE.
Certaines entreprises, notamment lors de leur première évaluation, pouvaient considérer le résultat comme une sanction ou un jugement.
Pourtant, la RSE n’est pas un examen. C’est une démarche de progrès.
Le nouveau rapport permet désormais de mettre en avant les actions déjà engagées par l’entreprise :
- initiatives sociales ;
- actions environnementales ;
- bonnes pratiques de gouvernance ;
- engagements territoriaux.
L’objectif est de valoriser les efforts réalisés et à réaliser tout en identifiant les pistes d’amélioration. Car un score n’a de sens que lorsqu’il s’inscrit dans une trajectoire de progression.
3. Un modèle unique et harmonisé
Le rapport bénéficie désormais d’une présentation modernisée, plus lisible et plus cohérente.
Cette harmonisation facilite :
- la restitution auprès du dirigeant ;
- la compréhension des résultats ;
- la comparaison dans le temps ;
- le suivi des objectifs fixés.
Le rapport initie ainsi la mission de conseil.
Du diagnostic à la mission de conseil : un exemple concret
Prenons un exemple d’actualité.
L’écart moyen de rémunération entre les femmes et les hommes à poste égal et compétences équivalentes atteint encore 7,2 %.
Dans le même temps, la Directive européenne sur la transparence des salaires fixe un seuil de vigilance à 5 %.
Au-delà de cette dimension réglementaire, plusieurs questions se posent :
- L’entreprise connaît-elle réellement sa situation ?
- Dispose-t-elle des indicateurs nécessaires ?
- Suit-elle son évolution d’une année sur l’autre ?
- A-t-elle défini des objectifs de progression ?
C’est exactement le rôle du rapport RSE.
L’indicateur n’est pas une finalité.
Il constitue un point de départ pour engager une réflexion, définir des actions correctives et mesurer les progrès réalisés.
Cette logique s’applique à l’ensemble des indicateurs sociaux, environnementaux et de gouvernance.
Car on ne peut améliorer que ce que l’on mesure.

Une opportunité de développement pour les cabinets
Avec cette nouvelle version du rapport ISO 26 000, la restitution ne marque plus la fin de la mission. Elle en devient le commencement.
Le rapport permet d’identifier des enjeux, de fixer des objectifs et d’ouvrir naturellement des échanges sur :
- la stratégie RSE ;
- les indicateurs RH ;
- la performance sociale ;
- les risques extra-financiers ;
- les actions d’amélioration continue.
Autant de sujets sur lesquels l’expert-comptable dispose d’une légitimité croissante.
Grâce à ce nouveau rapport, les cabinets disposent désormais d’un outil concret pour accompagner leurs clients dans cette transformation et développer des missions de conseil à forte valeur ajoutée.